Mulching : tondre sans ramasser pour un gazon en pleine santé

Découvrez notre guide complet sur le mulching : avantages, techniques, matériel, conseils et précautions à prendre.

Mulching : un gazon naturel en un minimum d’effort !

Fini, le sac de tonte à vider tous les vingt mètres ! Et si on arrêtait de ramasser l’herbe pour la laisser nourrir naturellement le gazon ? C’est le principe du mulching, une méthode de tonte sans ramassage. Simple, efficace et écologique : elle coche tous les bons points !

Nous vous livrons un guide complet sur le mulching, ses avantages pour le vivant et pour le jardinier, quel matériel utiliser, les bonnes pratiques et les précautions à prendre.

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Pelouse en bonne santé grâce à la technique du mulching

Le mulching, qu’est-ce exactement ?

Le mulching aussi appelé l’herbicyclage consiste à laisser sur place l’herbe finement coupée. Elle se décompose naturellement, apporte au sol des éléments nutritifs et maintient un bon apport d’humidité.

Le gazon coupé crée une fine couche qui permet d’enrichir le sol et les micro-organismes. Cette couverture naturelle empêche les mauvaises herbes de pousser, limite l’évaporation et la propagation des mousses et offre une meilleure résistance de la pelouse à la sécheresse. Cette coupe de protection couvre l’herbe contre le soleil, le vent, le froid, les fortes précipitations, votre sol est nourri et protégé.

Le mulching offre une logique circulaire et vertueuse pour rendre votre sol plus fertile. Elle permet de limiter les manipulations dans votre jardin et les allers-retours en décheteries, c’est un gain de temps et d’énergie.

Concrètement, le mulching, c’est quoi ?

Le mulching consiste à laisser l’herbe coupée directement sur place après la tonte. Mais pas n’importe comment : la tondeuse broie très finement les brins qui, une fois déposés sur le sol, se décomposent rapidement.

Le terme « mulching » vient de l’anglais « mulch », qui signifie paillis. Car, finalement, c’est bien une technique de paillage. D’ailleurs, à l’automne, les feuilles tombées au sol seront broyées en même temps que le gazon et participeront à nourrir la pelouse et les racines d’arbres sous terre.

Découvrez la technique en vidéo avec Nicolas, employé des espaces verts au sein de Morlaix Communauté :

Mulching ou tonte classique : quelle différence ?

Dans une tonte classique, la tondeuse collecte l’herbe coupée dans un bac, ce qui implique ensuite de transporter les déchets verts, les stocker ou les composter, voire les apporter en déchetterie.

Avec le mulching, l’herbe n’est pas ramassée, mais elle n’est pas pour autant visible. Elle est si finement hachée qu’elle se fond dans la pelouse.

Finalement, le jardinier est 100 % gagnant :

  • Plus de déchets verts à gérer ;
  • Moins d’aller-retour pour vider le bac, donc un gain de temps ;
  • Un engrais naturel pour votre gazon ;

Les bienfaits du mulching pour le jardin et la biodiversité

Un gazon sain et nourri naturellement

Les résidus de tonte sont riches en azote et se décomposent rapidement. Ils permettent de restaurer la fertilité du sol et contribuent à la bonne croissance du gazon, sans aucun engrais chimique.

Moins d’arrosage, moins d’entretien

La fine couche d’herbe maintient l’humidité et limite l’évaporation, surtout en période sèche. Le sol reste frais et le gazon résiste mieux à la sécheresse. C’est aussi une barrière naturelle contre certaines plantes indésirables.

Comment bien réussir sa tonte mulching ?

Ces quelques bonnes pratiques vous permettront d’obtenir des résultats satisfaisants :

  • Tondre souvent : idéalement, il ne faudrait jamais couper plus d’un tiers de la hauteur de l’herbe. En pleine saison, cela peut représenter jusqu’à deux tontes par semaine.
  • Tondre à sec : l’herbe mouillée forme des paquets disgracieux, qui auront plus de mal à se décomposer.
  • Croiser, si possible, le sens de passage d’une coupe à l’autre, pour un rendu plus homogène.
  • Tondre à vitesse modérée.
  • Nettoyer régulièrement la tondeuse : le carter doit être propre et la lame, bien affûtée.
  • Effectuer une tonte classique de temps en temps pour éviter, à la longue, d’étouffer le gazon en le privant d’air et de lumière.
  • Une à deux fois par an (au printemps et/ou en automne), éliminer la mousse en surface de pelouse à l’aide d’un scarificateur.
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Jardinier en train d’effectuer une tonte mulching sur sa pelouse

Quelle tondeuse pour faire du mulching ?

Une tondeuse doit être munie d’une lame bombée ou double afin de couper finement les brins d’herbe. Il existe plusieurs cas de figure :

  • Tondeuse traditionnelle : vous pouvez acheter un kit mulching, qui consiste à ajouter un obturateur dans le trou de déjection pour empêcher les débris de tonte de s’échapper, ainsi qu’une lame spéciale.
  • Tondeuse multifonctions : certaines tondeuses sont déjà équipées d’un obturateur intégré. Il suffit alors d’enclencher une manette pour passer en mode mulching.
  • Tondeuse mulching : ces tondeuses sont automatisées et vous permettent de gagner encore plus de temps.
  • Tondeuse autonome : les robots sont systématiquement équipés de la fonction mulching, puisqu’ils ne disposent pas de bac de ramassage.

Quel que soit le modèle, l’entretien de votre tondeuse est primordial :

  • Affûtez régulièrement la lame
  • Nettoyez le carter après chaque utilisation
  • Éliminez les débris, branches ou cailloux à la main afin d’éviter d’endommager la lame.

Les limites du mulching : ce qu’il faut savoir

Si le mulching comporte majoritairement des avantages, la technique présente aussi quelques inconvénients qu’il faut connaître :

  • Elle n’est pas adaptée à l’herbe trop haute : au-delà de 8 à 10 cm, elle ne sera pas hachée assez finement et peut étouffer le gazon. Si votre pelouse a trop poussé, effectuez une tonte avec ramassage.
  • Elle n’est que peu efficace sur l’herbe humide.
  • Il faut tondre plus fréquemment (mais la tonte prend moins de temps).
  • Moins de matière pour le compost ou le paillage du potager : si vous faites du mulching partout, vous n’aurez plus de déchets verts à utiliser ailleurs au jardin.
  • Propagation possible de plantes indésirables : si certaines sont en graines, le mulching peut disséminer leurs semences. Dans ce cas, mieux vaut opter pour le bac de ramassage.
  • Le mulch peut attirer les populations d’escargots et de limaces, surtout par temps humide. On les aime bien, mais pas sur les salades ! À limiter à proximité du potager…

En résumé : le mulching ne doit pas être employé systématiquement. Nous vous conseillons d’alterner avec des tontes classiques, selon la saison, la météo ou l’état du gazon.

Pour aller plus loin : vers un gazon vraiment naturel

Le mulching est un bon point de départ pour entretenir son jardin au naturel, et d’autres gestes écologiques peuvent y contribuer :

  • Laisser pousser certaines zones pour la biodiversité ;
  • Introduire des graminées rustiques ou des plantes locales ;
  • Réduire, voire supprimer les intrants (engrais, traitement) ;
  • Laisser jaunir votre gazon sans chercher à l’arroser à tout prix : cela fait partie du processus naturel et ne l’empêchera pas de repousser bien vert !

Lâcher prise et accepter d’avoir un jardin imparfait !

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