
Le stockage et l’entretien des appareils, la clé pour prolonger leur durée de vie
Selon l’ADEME, 50 à 70 % des pannes d’électroménager sont dues à un manque d’entretien ou à une mauvaise utilisation de l’appareil durant sa garantie. Pour conserver ses équipements plus longtemps, l’ADEME conseille, par exemple, de :
- dégivrer régulièrement son réfrigérateur ;
- nettoyer les filtres du sèche-linge ou du lave-vaisselle ;
- détartrer sa bouilloire ;
- remplacer le sac de l’aspirateur ;
- retirer les miettes du grille-pain ;
- mettre à jour les logiciels de ses appareils connectés ;
- faire fonctionner son imprimante de temps en temps pour entretenir les têtes d’impression ;
- brancher ses appareils sur la prise murale plutôt que sur une multiprise pour éviter les surtensions ;
- recharger intelligemment ses batteries avant d’atteindre le 0 %, et débrancher l’appareil dès que la batterie est chargée.
Le site web longuevieauxobjets.gouv.fr propose de nombreux conseils pour la mise en service et l’entretien de ses appareils électriques et électroniques, comme celui, élémentaire, de prendre le temps de lire la notice. Vincent l’affirme : observer attentivement le fonctionnement de ses appareils et intervenir rapidement dès qu’un problème mineur est détecté permet de les conserver plus longtemps.
Le préventif, c’est simple et efficace pour éviter un certain nombre de pannes.
Vincent
Autre clé de durabilité : veiller au stockage de ses appareils. L’humidité, les variations de température, le soleil direct ou encore la poussière peuvent les détériorer. Pour les équipements utilisés occasionnellement, on conseille de les ranger dans une pièce saine et sèche, de préférence dans leur boîte d’origine, en retirant les piles ou les batteries. Enfin, pour le transport, des housses ou étuis adaptés permettent de protéger des chocs et des accidents.
Réparer ses équipements plutôt que les jeter : les initiatives locales en Finistère

En 2021, les Français ont dépensé environ 10 fois plus dans l’achat de nouveaux équipements que dans la réparation de ceux-ci (source : ADEME).
C’est sûr : pour réparer soi-même, il faut s’y connaître un peu, même si internet regorge de tutos pour apprendre à démonter un appareil ou identifier un code erreur.
Vincent
Heureusement, pour les moins bricoleurs d’entre-nous, des solutions existent, notamment en Finistère où de nombreuses initiatives locales soutiennent la démarche :
- Des réparateurs agréés au bonus réparation ;
- Des acteurs de l’économie circulaire engagés pour le don, l’emprunt et la réparation ;
- Les associations comme Goupil à Morlaix et les FabLab pour les ateliers pratiques ;
- Les Repair Cafés ;
- L’entraide entre voisins bricoleurs amateurs sur AlloVoisins.
L’indice de réparabilité : un indicateur précieux à connaître
Depuis 2021, les appareils électriques et électroniques vendus en France affichent un indice de réparabilité sur 10. Cet indice tient compte de plusieurs critères :
- démontabilité du produit
- disponibilité des conseils d’utilisation et d’entretien
- disponibilité et prix des pièces détachées
- et d’autres critères spécifiques, propres à la catégorie du produit
En 2024, de nouveaux critères, comme la fiabilité ou la robustesse, ont permis de requalifier l’indice de réparabilité en indice de durabilité. Le commerçant est tenu d’afficher cette note à côté du prix du produit, ou de pouvoir la fournir sur demande. Vincent, lui, consulte systématiquement l’indice de durabilité avant chaque achat :
Je n’hésite pas à prendre le temps de comparer en ligne avant d’acheter
Vincent
L’achat « long terme », pour anticiper avec discernement
La toute première décision qui influence directement la durée de vie d’un équipement se prend au moment de l’achat. Au-delà du besoin actuel, il s’agit de penser au besoin futur peut éviter d’avoir à remplacer un appareil encore fonctionnel. L’exemple typique : la capacité du lave-linge qui évolue avec l’agrandissement de la famille !
L’idée, c’est de voir « long terme ». Vincent, lui, nous conseille de privilégier les marques reconnues sur le marché et en boutique, où le SAV est plus réactif et disponible que pour un achat sur internet.
Sans SAV, ça devient du jetable
Vincent
Et au-delà de l’obsolescence programmée, l’obsolescence culturelle se montre tout aussi sournoise. Encouragée par le marketing et la publicité, elle pousse les consommateurs à vouloir remplacer des équipements qui fonctionnent encore pour d’autres, plus modernes, plus performants, plus rapides.
Le reconditionné, la bonne idée ?

Le marché du reconditionné est une alternative intéressante pour réduire son impact environnemental. Vincent, qui achète ses téléphones reconditionnés, souligne toutefois l’importance de la prudence : toutes les offres ne se valent pas.
Il y a toutes les qualités sur internet, mais en boutique spécialisée, on a plus d’assurance et un vrai service après-vente. C’est peut-être un peu plus cher, mais on est tranquille.
Vincent
Le reconditionné peut donc être une solution pertinente, à condition de vérifier la fiabilité du vendeur, l’état réel de l’appareil et la disponibilité d’un support technique. C’est le bon compromis entre économie, durabilité et sécurité pour l’utilisateur.
Dans le Finistère, deux enseignes ont fait leur place :
- Envie 29 à Brest pour l’électroménager et l’électronique ;
- Les boutiques Save, à Quimper pour les smartphones.
Finalement, tout repose sur trois réflexes : acheter mieux, entretenir régulièrement et réparer quand c’est possible. Mis bout à bout, ces gestes simples font la différence pour le portefeuille autant que pour la planète. Et dans le Finistère, les initiatives locales ne manquent pas pour accompagner ce passage à une consommation plus responsable.


